Nicolas gara sa moto en face du Caritas, un café assez sympa ou il retrouvait souvent son meilleur ami Antoine, aujourd'hui c'était encore avec lui qu'il avait rendez-vous. Il enleva son casque ce qui ébouriffa un peu ses cheveux et entra dans le café. Antoine n'était pas encore là, il se mit alors à la recherche d'une table libre en se sentant très observé, il vit quelques femmes seules qui le regardaient avec envie en présentant la chaise libre à côté d'elle. Il se sentait assez gêné, Nicolas était d'un naturel timide en ce qui concernait les femmes. Il trouva enfin une petite table libre et s'assit d'une manière peu assurée. Son regard était fixé sur un point invisible de la table sans oser regarder derrière lui car il savait qu'une femme le regardait avec insistance.
Quelques minutes plus tard, Antoine entra et adressa un sourire charmeur à toutes les femmes qui le regardait en passant la langue sur leurs lèvres avant d'aller s'asseoir en face de Nicolas.
_Alors ma touse ! Comment ça va ? Demanda Antoine.
_Tu m'appelleras comme ça jusqu'à quel âge ?
_Oh déstresse mon vieux ! C'est les vacances.
_Pas pour moi, répliqua Nicolas.
_Ah oui, demain tu commences les cours ! Se rappela Antoine en riant.
_Oui, et y a pas de quoi rire, c'est horriblement stressant.
_Mais arrête Nico, ce sera facile hein, toutes les gamines seront en extase devant toi et la fermeront ! Quant au mecs, ils l'auront un peu mauvaise mais ils ne te considèreront pas comme un rival t'inquiète pas mon chou.
_Mais qu'est-ce que tu peux lâcher comme conneries parfois toi.
_Je sais, c'est pour ça que tu m'aimes, plaisanta Antoine.
_Oui tout a fait amour de ma vie, plaisanta Nico.
Antoine était un homme arrogant et sur de lui, extérieurement, il allait toujours bien mais intérieurement c'était rarement le cas, la vie ne lui avait pas fait de cadeaux, souvent incompris et rejeté par ses parents, il n'avait pas eu l'occasion de grandir dans un milieu équilibré. Après avoir obtenu une bourse et fait des études de commerce, il était maintenant vice-président d'une boîte très connue et gagnait bien sa vie mais, il restait un problème dans sa vie, quelque chose qu'il n'osait pas avouer, il n'était jamais tomber amoureux et en souffrait. Nicolas savait cela et essayait de convaincre son ami d'arrêter de faire souffrir toutes les femmes qu'il rencontrait mais en vain.
Antoine remarqua une fille derrière son ami qui avait l'air de fixer éperdument ce dernier et fit un immense sourire à son acolyte.
_Quoi ? Demanda Nicolas.
_Je crois que t'as un ticket, retourne toi.
_Non.
_Mais aller fait pas ta conne, retourne-toi je te dis.
_Mais lâche moi, je fais ce que je veux, je suis pas comme toi, je saute pas sur tout ce qui bouge.
_Mais qu'est-ce que tu vas chercher là, je ne suis absolument pas comme ça voyons.
_Non c'est vrai, tu sautes même sur ce qui ne bouge pas, ajouta Nico.
_Mais Nico, profite de la vie, fais toi plaisir, et la fille derrière à l'air parfaite pour ce genre de chose.
_J'ai cours demain, c'est pas le moment alors parlons d'autres choses.
_Bon bon d'accord... Ca a été les examens de passage ?
_Appart le fait que les élèves étaient complètement largués et que j'ai du leur mettre la moitié à tous, ça a été.
Antoine lui lança un regard très perplexe et Nicolas leva les yeux au ciel.
_Nan arrête c'est pas possible, monsieur le grand sérieux de la vie à fait une entorse au règlement ? S'étonna Antoine. Non je ne peux pas croire une chose pareille.
_Je ne suis pas sérieux... Enfin, un peu plus que toi, ça c'est clair mais...
_Je ne suis pas dupe, annonça Antoine.
_De quoi ?
_Tu n'aurais pas décidé ça tout seul, quelqu'un t'a convaincu de le faire.
_Oh mais merde ! Je suis tout à fait capable de prendre ce genre de décision moi-même !
Antoine était au bord du fou rire, il aimait bien charrier son ami qui entrait tout le temps dans son jeu.
_Mais je te charrie ma touse !
_Ouais ben...Bon d'accord ! C'est en partie à cause d'un élève, avoua Nicolas.
_Un élève ?
_Oui.
_Un élève ou UNE élève ? Demanda Antoine.
_Qu'est-ce que ça peut faire ?
_Tu ne savais pas que les femmes avaient un pouvoir sur nous ? Nous sommes constamment manipulés !
_Arrête de fumer Antoine.
_Ouais je vais essayer...
Ils continuèrent à parler de tout et de rien, Antoine raconta ces dernières petites aventures et la soirée se termina au moment ou Nicolas regarda sa montre et vit qu'il était temps de rentrer.
_Bon, je vais y aller, j'ai encore des trucs à préparer pour demain, annonça Nicolas.
_Ok ! Moi aussi, j'ai des papiers à envoyer à des gens enfin bon, tu vois, la routine quoi.
Les deux hommes se levèrent et se dirigèrent vers la porte du café. Juste avant qu'il ne sorte, la fille qui l'avait regardé pendant toute la soirée glissa un papier dans la poche de Nicolas. Il s'arrêta quelques instants et le déplia, c'était un numéro, il fit un sourire désolé à la jeune femme, sorti et le donna à Antoine qui en ferait certainement un meilleur usage car si il l'avait gardé, il aurait sans doute terminé dans une poubelle. Son ami entra dans sa nouvelle BMW avec un petit sourire moqueur tandis que lui, enfilait son casque en levant les yeux au ciel. Ils se firent un dernier petit signe et démarrèrent chacun de leur côté.
Nicolas adorait sa moto, pour rien au monde il ne l'aurait échangée contre une voiture, il savait très bien que c'était dangereux mais la sensation que cela lui procurait était indescriptible, ce sentiment de liberté qui n'existait pas autant dans une voiture. Il alluma son lecteur MP3 et mis « Hysteria »une chanson de Muse qui le faisait décoller...
![*[7]*](http://b6.img.v4.skyrock.net/b69/insid3-my-head/pics/712289060_small_1.jpg)
![*[8]*](http://b6.img.v4.skyrock.net/b69/insid3-my-head/pics/714356355_small_1.jpg)
![*[9]*](http://b6.img.v4.skyrock.net/b69/insid3-my-head/pics/729761999_small_1.jpg)